Destin de Gauche
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lundi 5 octobre 2009
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Quand Michel Rocard rencontre les calédoniens
Verbatim ou presque : Salle Venezia, le 28/5/2008
jeudi 5 juin 2008
par Michel
popularité : 3%

Plus de 1000 personnes rassemblées dans cette salle qui ne compte que 900 places, pour écouter Michel Rocard et lui faire une "Standing Ovation" à la fin. De quoi être fier d’être socialiste en Nouvelle-Calédonie…

Cette conférence a donné lieu à de nombreuses réactions. Il faut se souvenir que la classe politique calédonienne n’y croyait pas, La salle prévue au départ par le Gouvernement pouvait recevoir 120 personnes.... Plus de 1000 étaient là.

Y compris le Parti travailliste et ses banderoles qui se sont effondrées avant la fin de la conférence.

Les accords de Matignon sont l’acte de naissance des calédoniens d’aujourd’hui, des calédoniens qui pour 45% d’entre eux, ont moins de 20 ans. Pour ceux-là, cette histoire n’existe que dans les livres et dans la mémoire des anciens. Hors il est toujours et partout beaucoup plus facile de faire la guerre, que de faire la paix, c’est-à-dire apprendre à vivre ensemble. Tout homme qui subit la frustration a tendance à tomber dans la méfiance, puis dans la haine de l’autre. Hors la méfiance, c’est le début de la guerre. Et la guerre, c’est facile, Il suffit de choisir son camp pour être toujours du côté du bien. Et ceux qui veulent la paix passent toujours d’abord pour des traîtres.

Vivre en paix, c’est un art qui suppose d’identifier l’autre comme étant différent, tout en reconnaissant en lui son propre frère. Et ça, c’est difficile et ça s’oublie vite. À la première difficulté, la tentation revient de dénoncer "l’autre" comme responsable et de lui taper dessus.

D’abord la méfiance.

Les calédoniens se sont toujours méfiés de l’état colonial. Ils ont eu raison, car les mensonges d’état ont été nombreux. Dans la vie politique, il est un exercice dans lequel le mensonge est permis, voire souhaité, ce sont les promesses électorales. Par contre, il est grave que l’état renie sa parole.

Ici, il l’a fait par 2 fois au moins :
- L’abrogation de la loi-cadre Deferre.

Ce statut Defferre appliqué en 1957 instituait un gouvernement élu par le peuple Calédonien, bien que présidé par le haut commissaire. L’Union Calédonienne, rassemblant les kanaks et les petits colons blancs, ayant l’aval de l’église et des syndicats, avait remporté les élections. En 1963, cette loi a été abrogée par douze députés, en séance de nuit, à Paris, et tous les pouvoirs sont retournés à l’État. Pourquoi ? La France voulait utiliser la Polynésie pour ses essais nucléaires. Il s’agissait d’empêcher une protestation dans les territoires du Pacifique.

- La circulaire Messmer

Lorsqu’un homme pourtant de la qualité de Pierre Messmer, que je respecte, prend l’idée de faire de la Nouvelle-Calédonie une colonie de peuplement, vous avez raison de vous inquiéter…

Moi qui suis fier de mon pays, qui a écrit la déclaration des droits de l’homme, j’ai honte aussi des choses que La France a fait içi, et ailleurs. Quand l’armée chassait les tribus de la mer à coups de fusil pour faire place aux colons. Le grand-père de Jean-Marie Tjibaou a couru comme ça en portant un enfant de quatre ans. À côté de lui, un proche est tombé d’une balle dans le dos.

J’ai vu mon pays faire des guerres pour reconquérir ses anciennes colonies, l’Indochine et l’Algérie. La violence, la mort, la torture et l’impossibilité de gagner. Car s’il est facile de coloniser des peuples analphabètes, ce n’est plus possible quand ils ont eu accès à la culture.

C’est cet épisode d’un ministre socialiste qui a donné blanc-seing à l’armée en Algérie, qui m’a fait démissionner du PS et créer le PSU. Mais la France colonisatrice a partout construit des routes, des écoles et des hôpitaux. Les Anglais, eux, n’ont fait que du commerce et sont partis en laissant la misère derrière eux. Les Belges ont probablement été les pires. Voyez aujourd’hui. le Rwanda et le Congo.

Les Hommes des Accords

Les Accords ne sont rien sans les hommes. Dans l’histoire de l’accord de Matignon, trois hommes s’affrontaient

- Jean-Marie Tjibaou est un rural, un homme de la terre, un homme pénétré de sa tribu, de son peuple. C’est aussi un ancien prêtre, pénétré d’humanisme, loin des ultras de son propre camp. C’est un homme désireux de paix et de dignité, qui a perdu des frères, des cousins, des compagnons de lutte, et qui "attend la balle perdue" depuis le début des évènements. La mort le côtoie tous les jours.

- Jacques Lafleur est un industriel, et non pas un financier. La différence est de taille, les industriels ont une vision claire de l’humain, qui fabrique. Les financiers sont déconnectés de l’aspect humain des choses. Si Lafleur avait été un financier, il est fort probable que l’accord eut été beaucoup plus difficile à faire. C’est un homme malade, qui vient de subir et qui va subir à nouveau des interventions cardiaques. Pour lui aussi, la mort rôde. Je suis convaincu que c’est l’amour de sa terre et la crainte de ne pas être capable de transmettre à ses enfants ce qui lui était si cher qui l’ont convaincu de faire cet accord.

- Je suis moi-même (Michel Rocard) un républicain, un homme de gauche, un fonctionnaire, mais un fonctionnaire social-démocrate, décentralisateur, anti-jacobin, qui croit que les bonnes décisions se prennent au plus près des hommes.

"Les accords" ou l’accord de Matignon Oudinot ont été un de mes premiers actes de premier ministre fraîchement nommé, à l’étonnement de tous, par François Mitterrand qui ne m’appréciait pas. Au passage, méfiez vous, vous pouvez être nommé premier ministre par surprise.... cela peut arriver à tout le monde.

La Mission du Dialogue

Lors de ma première entrevue avec François Mitterand, donc quelques jours après l’affaire d’Ouvéa, je lui ai posé la question de savoir si ce dossier Calédonien était de la compétence de l’Elysée où du gouvernement. L’Elysée avait donné l’autorisation de l’assaut à Ouvéa...

"Ne m’en parlez pas, j’ai été trompé" a répondu Mitterand, en assurant que la Nouvelle Calédonie était un dossier totalement gouvernemental.

Je me suis donc trouvé à la tête d’un dossier concernant un pays que je ne connaissais pas. Ma première réaction a été excessive : j’ai voulu tout lire. 11 livres en 3 jours, c’était le week-end de l’Ascencion.

Et je vous ai découverts, vous tous qui êtes là, comme des gens déçus par la France, habitant un pays en guerre où plus personne ne se parlait. J’ai découvert un pays très religieux, mais aussi un pays où les loges maçonniques étaient très présentes, et où c’était le seul endroit où l’on échangeait encore. Aucune communauté ne voulait parler à l’autre, et aucune ne voulait parler à l’état : Les Kanak se souvenaient que l’État avait violé sa parole à plusieurs reprises. La communauté caldoche n’avait pas confiance dans un gouvernement de gauche. Elle prenait François Mitterrand pour un traitre et, pour moi, c’était peut-être encore pire. Aucun pourparler public n’était donc plus possible.

Il fallait, pour arriver à parler, trouver des hommes indiscutables, au-delà de la mêlée, des hommes qui sauraient vous faire vous parler. Il fallait qu’ils soient de toutes appartenances, j’avais donc choisi un franc-maçon, un pasteur, un prêtre catholique, et un haut fonctionnaire. Le choix de ces hommes a été difficile, et leur engagement encore plus difficile à obtenir.

Le secrétariat de Matignon a su trouver un homme hautement compétent en la personne de Jean-Claude Perier, ancien directeur de la gendarmerie.

La complexité la plus grande a probablement été posée par le Chanoine Guilberteau. Son nom m’a été confirmé par le Cardinal Decourtray, pris au dépourvu, qui n’avait pas d’autre personnage à me conseiller dans un temps aussi court (quelques heures). Je le connaissais pour l’avoir côtoyé des années avant. Lors de mon appel, il me répond qu’en tant que recteur de l’université catholique de Paris son employeur est le cardinal Lustiger, archevêque de Paris. J’appelle donc Lustiger, qui comprend immédiatement d’où vient l’information, et qui, en bon gestionnaire, me répond : La dernière fois que l’Église a rendu un service de puissance publique à l’État français, c’était sous Louis XIV. Nous allons réfléchir et vous rendrons réponse, Monsieur le Premier ministre. ». Tout le monde devait être dans l’avion le soir même. Je suis resté au téléphone…

Le cabinet de François Mitterand a appelé à ce moment-là signalant son accord avec ma démarche, mais disant nettement qu’il manquait à ma mission un juriste. Tout Mitterand était là-dedans : à la fois une idée brillante, incontestable, et tout à fait l’idée qui peut faire manquer toute la mission : qui trouvera un juriste un samedi après-midi ?

Le nom de Pierre Steinmetz, ancien collaborateur de Raymond Barre, est venu rapidement dans les listes que j’ai demandées à mes services, à la fois dans les avocats et dans les juges les plus compétents. Le plus amusant a été de le trouver, après avoir obtenu (facilement d’ailleurs) l’accord de Raymond Barre. Steinmetz fêtait un mariage dans un petit village de Vendée non connecté au téléphone. Ce sont donc les gendarmes qui ont été le chercher. Etant donné son histoire familiale, la présence de son épouse était indispensable, et elle a été du voyage. Autant dire que déjà, les futurs accords étaient une espèce de mirage qui avaient déjà failli capoter plusieurs fois. Autant dire que personne n’y croyait.

Là-dessus la mission commence, et je reste tous les matins accroché à la presse, dans l’angoisse qu’un évènement grave se produise. Il s’en produit un, un jeune kanak est tué par une patrouille. Immédiatement, le haut commandement invoque la légitime défense. Mais, le lendemain, l’autopsie révèle qu’il avait été tué d’une balle dans le dos. À la grande colère de Jean-Pierre Chevènement, Ministre de la défense, qui ne me l’a toujours pas pardonné, j’ai interdit les patrouilles et interdit aux soldats de sortir de leurs casernes. J’ai vécu cette période avec une angoisse que vous pouvez imaginer...

La mission a fait un excellent travail, ils ont réalisé 600 auditions qui sont colligées dans un document qui doit dormir dans les archives de Matignon. La Nouvelle-Calédonie serait d’ailleurs bien inspirée de demander ce document. Je l’ai lu (en travers, il était trop long de tout lire) et y ai trouvé des auditions de toutes les communautés, grandes, petites, tribus… C’était passionnant d’avoir la parole de ces gens.

Les Négociations

Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou ont été enfin convaincus de venir négocier à Paris. Pour Jacques Lafleur il n’y avait aucune difficulté. Pour Jean-Marie, c’était autre chose, il était cité dans de multiples affaires, y compris de terrorisme. Etant donné la séparation des pouvoirs, et pour éviter que le zèle de la justice ou de la police judiciaire ne fasse tout capoter, j’ai demandé à la DST de sécuriser le voyage. DST contre PJ, c’est cela aussi, gouverner, c’est jouer des coudes.

Je les ai d’abord reçus à déjeuner, un déjeuner terrible après le conseil des ministres, pendant lequel j’ai déclenché une crise de coliques néphrétiques. Cette affection est malheureusement une des plus douloureuse connue. Vous imaginez les deux protagonistes, à qui on ne demandait qu’un communiqué de presse 4 lignes, déjeunant avec un premier ministre qui s’absentait toutes les 15 minutes pour calmer sa douleur… J’ai fini dans un bain chaud qui m’a soulagé, et ai fait dire que je n’en sortirais qu’avec le communiqué. Je suis resté dans mon bain jusques à 16:30, mais le communiqué était rédigé.

Les compositions des deux délégations, déjà, m’ont angoissé. Deux noms en particuliers ne présageaient rien de bon : celui d’Harold Martin, donc on me disait qu’il était le chef des milices RPCR, et celui de la sœur d’Eloi Machoro… Je me suis dit, s’ils m’envoient les plus durs, ça va pas être simple.

Ils sont donc entrés le matin du Samedi, par la porte du jardin de Matignon, en l’absence absolue de tout journaliste. Dans ce genre d’affaire, la presse est l’ennemi, car tout communiqué est immédiatement repris par les extrémistes des deux camps, ce qui leur permet la surenchère. L’hôtel Matignon était prêt, avec de quoi manger pour 15 personnes pendant 3 jours, des matelas dans tous les coins, une carte de Nouvelle Calédonie contrecollée sur un panneau de bois. Ils sont entrés, et je leur ai dit clairement qu’il n’y aurait pas de deuxième réunion. Je serais là avec eux pour négocier, et mon premier rendez-vous tombait le Mardi matin. D’ici là, il nous fallait trouver des solutions, et ça serait la paix, ou la guerre. J’ai clairement dit une phrase qui m’a été longtemps reprochée, mais qui était obligatoire. J’ai dit que si c’était nécessaire, la France était prête à doubler le nombre des militaires présents sur le terrain. Je n’aurais pas été légitime pour négocier sans cette phrase, et j’étais prêt à signer, le mardi matin, le départ de deux régiments. Je ne crois pas que les anti-indépendantistes m’auraient fait confiance sans cette phrase.

Une des "grandes affaires" de cette négociation était l’amnistie. Bien sur les Kanak l’exigeaient, y compris pour les crimes de sang, car il y avait des kanak en prison pour cela. Les caldoches ne voulaient pas en entendre parler. Ce que personne ne savait, c’est que dans l’amnistie, j’avais moi à rajouter deux militaires qui avaient achevé à coups de pieds, après le combat, deux blessés dans l’affaire de la grotte d’Ouvéa. Je risquais donc la haute cour dans cette négociation. Fort heureusement, l’amnistie a été acceptée.

L’ambiance a finalement été lourde, mais en chaussettes, dans une pièce ou presque tous les meubles sont classés monuments Historiques, il fallait voir Tjibaou et Lafleur crayonner au fusain une carte de Nouvelle-Calédonie, debout sur un canapé Louis XV classé…

Lorsque la situation a commencé à se détendre, vers 5 h du matin, il y a eu une première poignée de main, sous la table, que je n’ai pas vue, mais que l’on m’a rapportée (je crois que c’était JP Huchon). Celle-là n’est pas photographiée, c’est peut-être bien la première. Ensuite seulement, nous avons appelé les journalistes. Vous n’imaginez pas le nombre de journalistes payés à attendre, de permanence dans les rédactions, et que l’on peut appeler à 5 h du matin…. En une demi-heure, il y avait la 60 journalistes et 30 caméras.

Cette poignée de main, on aurait pu la faire à trois, mais cela n’aurait pas été légitime : ce qui est écrit là, dans l’accord de Matignon, ce sont les deux délégations qui l’ont fait, qui l’ont écrit. Je n’ai fait que permettre à cet accord d’émerger.

Un accord très inconstitutionnel

Personne n’y croyait d’ailleurs, et à raison. Cet accord est un rescapé d’une suite de petits miracles : la disponibilité de la mission du dialogue, le caractère humaniste des signataires, leur attachement à l’humain…

L’accord est signé dans une France très jacobine, ultra-centralisatrice. Il fallait un fonctionnaire un peu iconoclaste, et très décentralisateur, pour accepter cet accord très fédéral. Bien sur il ne contient pas le mot de "fédéral" car le conseil constitutionnel se serait saisi. C’est néanmoins un accord complètement fédéral : ce sont les provinces qui ont les compétences, et qui les délèguent à la Nouvelle-Calédonie. C’est le contraire de la France où l’état fait tout et délègue peu.

Les entorses à la constitution sont d’ailleurs très nombreuses :

annulation des élections municipales, suspension des maires et des conseils municipaux régulièrement élus, coupure en deux d’une commune pour faire passer les frontières de provinces… Si d’aventure quelqu’un avait saisi le conseil constitutionnel, l’accord capotait dans l’heure.

J’ai pris d’ailleurs quelques précautions : les gouvernements, cela change, les majorité, cela bascule. J’avais fait faire 6 copies originales de l’accord de Matignon : 1 pour Jean-Marie et le FLNKS, 1 pour Lafleur et le RPCR, 1 pour le ministre et les archives de Matignon, 1 pour l’Australie, 1 pour la Nouvelle Zélande, et 1 pour Alain Peyreffitte, à l’époque éditorialiste au Figaro et dont on comprenait qu’il n’approuvait surement pas les méthodes de Pons.

L’accord de Matignon a été ainsi porté à la droite à son tout début, il était dans l’éditorial du Figaro le lendemain. De cette façon, il y avait toutes les chances que la droite l’entérine.

Quelques messages pour la fin :

Pour nous La Calédonie est déjà indépendante. Je veux me faire mieux comprendre sur la question de l’indépendance.

Je ne dis pas qu’elle n’a plus de sens, comme certains l’ont compris.

Je dis que la conception ancienne, héritée de Clovis, basée sur la monnaie, l’armée et la justice, est aujourd’hui dépassée. Le monde a changé. Tout s’échange, tout s’inter-change. Aucun pays ne peut traiter seul une crise bancaire ou boursière, aujourd’hui forcément internationale.

Voyez la France, qui a défendu chèrement son indépendance (n’oubliez pas que je suis un enfant de la guerre) : on a dévalué le franc 19 fois entre 1945 et 1987. À la fin, cette monnaie n’était plus tenable.

Aucun pays ne peut plus agir seul du point de vue militaire : Si l’on veut sauver des vies au Darfour ou au Congo, il faut s’allier.

La France est devenue plus forte en intégrant une monnaie. Elle est devenue plus forte en alliant son armée à d’autres. La France a gagné en force en perdant en indépendance. Une justice européenne existe qui peut donner des coups de sifflet à chaque pays. J’espère qu’un jour, l’ONU aura cette force au plan mondial.

Mais ce constat est parfaitement compatible avec l’idée que les petits peuples, si petits soient-ils, puissent édicter souverainement les lois et les règles qui régiront leur vie, leur destin, et exprimeront leur identité sur la scène internationale. Maintenant, est-ce que la Calédonie a le droit d’aspirer à avoir un siège aux Nations unies, bien sûr que oui.

Être indépendant, n’est-ce pas plutôt pouvoir vivre sa langue, sa culture, sa spiritualité et institutionnaliser ses droits ?

L’avenir des pays se fera probablement autour d’une communauté linguistique. La communauté anglophone essaie de tout balayer, elle est belliqueuse et financière. Si vous dites au revoir à la France, vous serez bienvenus dans la Francophonie, bien plus humaine. Il suffit de regarder l’état de ses anciennes colonies pour s’en persuader…

Enfin, je veux vous dire que vous n’allez pas mal, mais que vous n’allez pas très bien.

Depuis les Accords, vous avez fait des progrès économiques foudroyants. Je me suis trompé en vous qualifiant de pays sous-développé. J’avais des chiffres anciens. Vous êtes un pays en phase de développement rapide, avec 5 % de croissance par an. Mais il vous reste à faire dans l’art de cohabiter. À chaque conflit, social, ethnique, vous êtes à deux pas du recours à la violence. J’ai appris au cours de ma vie que les tentations de haine et de violence arrivent toujours très vite. Gardez-vous les uns et les autres des comportements dangereux porteurs de risque.

 
Post Scriptum :

ppc Michel Jorda.

Sur le même sujet voir : Rocard a Tjibaou et Alain Chrisnacht

Dans les Nouvelles Calédoniennes voir Rocard a Tjibaou


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Messages de forum :
Quand Michel Rocard rencontre les calédoniens
mardi 16 septembre 2008
par  nayo

Bonjour, Pourquoi le ps soutien t-il la visite d’un ministre qui est en partie responsable du du drame d’ouvéa et qui a menti sur cette histoire ?

Merci



Pourquoi soutenir ROCARD ?

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Quand Michel Rocard rencontre les calédoniens
mardi 16 septembre 2008
par  nayo

Désolé j’ai confondu Michel Rocard avec Bernard Pons. Grossière erreur de ma part, autant pour moi

merci



http://www.kanakystyle.com

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Quand Michel Rocard rencontre les calédoniens
mardi 16 septembre 2008
par  Michel
Bon, tout le monde peut se tromper... Michel

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